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IMPÔTS | Dernière ligne droite avant le prélèvement à la source

07 novembre 2018 à 15h41 Par Pierre Maurer | mis à jour le 07.11.2018 à 17h19
Une réforme repoussée qui entrera finalement en vigueur dans un peu plus de 50 jours.
Crédit photo : CCO / PixHere

C'est une petite révolution qui se profile pour les services fiscaux et les contribuables : dès la fin du mois de janvier, on paiera les impôts sur le revenu de l'année en cours et non plus à N-1. L’administration procède actuellement aux derniers ajustements.

La réforme fiscale initiée sous François Hollande entrera bel et bien en vigueur au 1er janvier 2019. Ses effets seront perceptibles dès la fin de ce premier mois de l'année, à réception de votre fiche de paie qui devrait afficher un salaire net amputé de votre impôt ainsi mensualisé.

En réalité, la procédure est déjà lancée entre les entreprises et les services fiscaux. "Les échanges électroniques liés au prélèvement à la source entre les entreprises et les services fiscaux ont commencé dès le mois de septembre" affirme François Huppert, le coordonnateur du prélèvement à la source aux finances publiques du Grand Est. "Tous les mois, les envois de taux de prélèvement sont plus importants."

François Huppert se félicite aussi que certaines entreprises aient pris les devants en proposant dès la fiche de paie du mois d'octobre un premier aperçu du futur salaire "ajusté", tel qu'il apparaîtra sur la fiche de janvier. "Selon nos informations, près de 6 millions de fiches de paie en octobre ont été éditées de la sorte" indique-t-il.

La bonne vieille déclaration ne passe pas aux oubliettes !

Cet nouveau mode de prélèvement ne dispensera pas les contribuables de remplir au printemps leur déclaration de revenus. Celle-ci permettra toujours d'adapter le barème progressif de l'impôt sur le revenu et d'intégrer les règles relatives au quotient familial ou conjugal ou celles relatives aux crédits d'impôt et réductions en vigueur.

Cette réforme pourrait aussi être plus rémunératrice pour l’État, car elle rend la fraude bien plus complexe. Bercy a avoué hier tabler sur 700 M€ de recettes fiscales supplémentaires en fin d'année prochaine.

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